37 Indre et Loire

Saint Paterne

Saint-Paterne a sans doute été une étape dans la translation des restes de saint Paterne, évêque d'Avranches, jusqu'à Artonne, en Auvergne, pour les soustraire aux pillages des Normands.
Honorat de Bueil, né en 1589 à Aubigné-Racan (Sarthe), seigneur de Racan, possédait le château de la Roche à Saint-Paterne. Il
Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée simplement Saint-Paterne, porta provisoirement à partir du 14 pluviôse an II et pour deux ans à peine le nom de Les Bains, mais les raisons de ce choix sont inconnues .
C'est en 1936 que le nom de la commune fut changé en Saint-Paterne-Racan.
Saint-Paterne-Racan était déjà habitée aux périodes néolithiques et gauloises! La première église est signalée en 834, dédiée au Saint « Paterne ». Une abbaye cistercienne, la Clarté-Dieu, s’implante non loin du village en 1239. Incendiée en 1364 pendant la guerre de cent ans, puis reconstruite, il en subsiste de beaux vestiges. Un gisant conservé à New York, au musée des Cloîtres, en provient. La campagne proche a attiré bourgeois et officiers royaux des villes voisines, qui y ont édifié des manoirs souvent remarquables.
      L’Eglise paroissiale, (XIVème et Xvème s.), reconstruite en partie après l’incendie de 1768, renferme un bel orgue, de magnifiques statues faisant partie du groupe sculpté « l’ Adoration des Mages » (terre cuite peinte du XVIème s.), ornements sacerdotaux confectionnés par l’ épouse du poète Racan (vers 1630). Une plaquette a été publiée par le Conseil Départemental d’Indre-et-Lo L’église Saint-Paterne, inscrite à l’Inventaire en 1947, est intéressante.      Elle a succédé à un monument qui brûla en 1768 avec 38 maisons et qui remplaçait un édifice antérieur.      On voit encore le petit appareil et deux baies de l’édifice précédent (mur nord de la nef et du chœur, bas du mur du chevet).      La façade et le clocher datent du XVe siècle (on peut voir la porte condamnée en anse de panier). Un collatéral méridional de trois travées est relié à la nef par des arcades en tiers-point.
       Cette église renferme des œuvres d’art et un mobilier fort riche, en particulier un groupe de cinq statues en terre cuite du XVIe siècle : l’Adoration des Mages et la Vierge à l’Enfant.
      La Vierge, restaurée en 1908, est un chef-d’œuvre de perfection
L'abbaye de la Clarté-Dieu, abbaye cistercienne fondée en 1239.
L'abbaye est fondée en 1240 par les moines de l'abbaye de Cîteaux dont c'est la vingt-cinquième et dernière fille directe Comme la tradition cistercienne le voulait, c'est un groupe de douze moines (référence aux douze apôtres du Christ) qui vient fonder l'abbaye ; il arrive sur place le 22 juillet 12405.
Les bâtiments souffrent beaucoup des ravages de la Guerre de Cent Ans. Le 11 février 1364, Amaury de Trôo pille et incendie l'abbaye4. Les moines sont contraints de se réfugier chez un châtelain voisin en 1383, lors d'une nouvelle attaque5.
L'abbaye est partiellement rebâtie aux XVIIe et XVIIIe siècles. La dégénérescence de la vie monastique est cependant réelle, comme dans l'immense majorité des établissements monastiques de l'époque : l'abbaye ne compte que sept moines en 1704, et quatre à la veille de la Révolution
Après la Révolution française, l'abbaye, vendue le 3 juin 1791 comme bien national, Sous ces divers propriétaires, l'abbaye est peu à peu détruite et ses matériaux réutilisés pour la construction de maisons des alentours. Sont épargnés par ces destructions le bâtiment des convers, le réfectoire et le pavillon du prieur2 : en effet, ils sont utilisés par le nouveau propriétaire en tant qu'exploitation agricole (et les caves en tant que champignonnière)
Le château de La Roche-Racan, Le poète Racan, Honorât de Bueil (1589-1670), passa une grande partie de sa vie à Saint-Paterne-Racan. Il y fit bâtir le château de la Roche Racan par le maître maçon Jacques Gabriel, ancêtre de la dynastie des célèbres architectes parisiens. Racan fut l’un des 40 premiers académiciens, nommés à la fondation de l’Académie Française par Richelieu (1634). Son buste est d’ailleurs érigé devant la mairie.
construit au XVIe siècle, propriété de la famille Bueil puis des Escotais10
Château du XVII° magnifique, très bien restauré et conservé.
construit sur un promontoire rocheux par Honorat de Bueil, dit le poète Racan en 1636.
Le château de La Roche Racan, considéré comme l'un des fleurons du patrimoine du Pays de Racan, surplombe la vallée de l’Escotai
Le château du Breuil
La mention la plus ancienne de la seigneurie du Breuil date de 1441.
La famille Royer en est propriétaire au XVIIe siècle.
Au XIXe siècle, il appartient à Louis Le Feron, ancien commissaire d'artillerie, et à son épouse Charlotte de Sourdeval.
Il passe ensuite à la famille de La Bouillerie.
Le château d'Hodebert, datant du XVIIe siècle, il fut un temps propriété de la famille Goüin.
François Brissonnet, écuyer, seigneur de Launay, conseiller et aumônier du roi, chanoine prébendé de la basilique Saint-Martin de Tours et prévôt d'Oë, fit ériger l'élément central de l'actuel château sur les restes arasés d'une ancienne forteresse qui fut construite dans une excavation du coteau.
En 1545, sa châtelaine, la veuve Durand, comparut devant le chapitre de Saint-Martin de Tours.
Devenu depuis le siège de la justice prévôtale d'Oë, c'est donc dans ce lieu que, le 20 novembre 1620, le poète Honorat de Bueil de Racan fut traduit pour rendre l'hommage lige à son suzerain féodal François Brissonnet. En 1650, cette châtellenie est aux mains de Henry de Codosny, seigneur de Hodebert et de Saché, maître d'hôtel du roi, conseiller en ses conseils privés, époux de Madeleine Dunoyer, fille du bailli de Saint-Christophe. À la fin du XVIIe siècle, il appartient à Jean du Noyer, seigneur de Gennes.
Après plusieurs ventes le château est acsuit par la famille Sacré
En 1890, Eugène de Sarcé lègue Hodebert à Robert Roullet de La Bouillerie, ses descendants en sont toujours propriétaires.
Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 octobre 20091. Le 26 mai 2018, un incendie provoqué par la foudre endommage partiellement une tour du château
De Bernard Galipot
Ci-inclus, un acte de l'Indre et Loire, Commune de Saint Paterne Racan du 22/03/1768 relatif à un violent incendie intervenu un jour de marché, et qui détruisit vingt-cinq à trente maisons, cet incendie détruisit aussi le presbytère et en partie l'église qui fut sauvée grâce au bras du Christ, qui empêcha cet incendie de se propager.
Le vingt deux de mars mil sept cent soixante huit
Pendant lemarché qui se tenait a st Christophe
A une heure après midy cette
Paroisse a enduré un incendie des plus considérables
Dans le bourg environ de vingt cinq à trente maisons
Ont été réduite en cendres, le presbytere et la plus grande
Partie de l’église ont éprouvé le mesme --------- ne peut
Mesme attribuer qu’au miracle et e une protection
Particulière si elle n’a pas été entièrement réduite en cendres
Le Christye ayabt servi de barrière au feu et les falmmes
Ayant respecté la représentation de nostre sauveur attaché
Et mort pour nous sur la croix ce qui a été le sujet de nostre admiration.
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