Lot  (46)

St Céré  

de Dominique
     Sa prospérité et son charme n'avaient pas échappé à Savinien d'Alquie qui écrivait en 1721 : « Dans cette petite ville, tout y est commode pour faire bonne chère, très propre à s'y divertir à cause des bons esprits qu'il y a et des autres belles commodités dont on y jouit ». La ville médiévale de Saint-Céré a su préserver son patrimoine architectural, avec ses maisons anciennes, ses hôtels particuliers. 
     Des personnalités illustres sont nées ou ont vécu à Saint-Céré et sont à tout jamais inscrites dans notre histoire :Et bien d'autres encore : Anatole de Monzie, Jean Lurçat, Robert Doisneau…
     Sur la Place de la République est érigée la statue du Maréchal Canrobert réalisée par Lenoir.
     Dans le square auquel il a donné son nom est érigée la statue de Charles Bourseul, précurseur de l'invention du téléphone.
     Un inventeur du nom d'Antoine Lauricesque6 est né à Saint-Céré, il y est mort le 13 avril 1710. Il a été l'inventeur de grand nombre de machines dont sa plus connue celle du levier à rocher. Il fut très souvent demandé par le Roi Soleil et d'autres personnes mais il n'aimait guère l'honneur et préférait rester caché dans son impasse qui porte maintenant son nom, l'impasse Lagarouste. Il accepta toutefois de montrer son invention du levier à rocher au Roi Soleil qui lui donna le titre de Antoine Lauricesque sieur de Lagarouste.
Saint-Céré fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
     Saint-Céré a aussi connu un grand inventeur du nom de Charles Bourseul, né à Bruxelles le 28 avril 1829 et décédé le 23 novembre 1912 à Saint-Céré, présente un appareil pour converser à distance, le téléphone, mais son rapport n'est pas pris au sérieux.
     Le 11 mai 1944, la ville de Saint-Céré est envahie par les soldats de la 2e division SS Das Reich qui recherchent des maquisards. Les hommes sont interrogés. Le pharmacien Dufour et M. Lavergne sont conduits au PCallemand dans une salle de l'hôtel de Paris. Ils sont battus et menacés mais ne donnent aucune information, ils sont conduits vers le cadavre du jeune Nanou tué à la Maynardie. Les agriculteurs sont relâchés vers midi, puis tous les autres hommes vers 17 heures. Seuls Dufour et Lavergne sont conduits par autobus au camp de Caylus, puis le 14 mai, ils rejoignent les 800 personnes raflées à Figeac dans le manège de l'ancien quartier de cavalerie à Montauban. Lavergne est relâché à son arrivée. Dufour subit le sort de ceux qualifiés de « terroristes », mais le 4 juin 1944 il parvient à sauter du train qui le conduit du camp de Compiègne vers les camps de concentration nazis   
     La présence romaine à Saint-Céré est attestée par la découverte, lors de fouilles archéologiques, d'armes, de monnaies, de tuiles, de sculptures datant de l'Antiquité. Un texte du XIIIe siècle en précise peut-être la date : " sous le règne d'Auguste (31 av. J.-C. - 14 apr. J.-C.) les troupes romaines avaient établi un camp au fort de Saint-Séré ".
     http://www.saint-cere.fr/decouvrir-saint-cere/un-peu-dhistoire
     L'origine de Saint-Céré remonte au martyre de Spérie en l'an 780, que rappelle une crypte dans l'église paroissiale. Traversée par un affluent de la Dordogne : La Bave
, y dévasta plusieurs fois les maisonnttes  en des temps reculés. Depuis 1610, un ingénieur suédois, afin de réduire les dégâts provoqués par les inondations de la rivière canalisa la Bave en un réseau de canaux qui depuis, n'ont plus fait parler d'eux, sinon dans le surnom évident de Saint-Céré, appelé alors la Petite Venise. « la Bave » qui traversait Saint-Céré, un ingénieur hollandais fit diviser en 1611 le lit de
ce cours d'eau en plusieurs canaux à l'entrée de la ville.
     C'est ainsi que la cité fut appelée pendant 3 siècles la « Petite Venise Lotoise ». Tous ces canaux ont été recouverts à la fin du siècle dernier, excepté le plus important considéré à tort aujourd'hui comme le vrai lit de la Bave.
     Elle se situe sur les hauteurs de Saint-Laurent-les-Tours, où fut construit dès le haut Moyen Âge l’ancien castrum. Le castrum est abandonné vers le XVIIe siècle et donne alors son nom à la ville qui s’est développée à son pied.
. On fait remonter au VIème siècle l'origine du château de Sérénus aujourd'hui château de Saint-Laurent-les-Tours. A proximité de la vieille ville de Saint-Céré se dressent les Tours de Saint-Laurent, vestiges de l'ancien château des vicomtes de Turenne.
Ses tours du XIIème et XIVème siècle dominent toujours la ville médiévale de Saint-Céré entourée de fortifications jusqu'en 1713. Le grand artiste Jean Lurçat, le rénovateur de la tapisserie française, fit l'acquisition de ce château en 1945 et y installa son atelier où il travailla jusqu'à sa mort en 1966. Cet atelier est aujourd'hui toujours accessible au public.
Les tours de Saint-Laurent-les-Tours, XIIe, XIVe siècle
http://www.richesheures.net/epoque-6-15/chateau/46stlaurentlestours-historique.htm
Mentionné pour la première fois en 901 sous le règne de Charles III lr simple (893-923)
En 1901 le comte d’aurillac fait le siège et prend le château Puis en 1178 Raimon II vicomte de Turenne devient seigneur de St céré et fait construire le premier donjon. En 1223 le roi d’Angleterre devient suzerain de St Céré. De 1384 à 1390 le château sera occupé par les troupes anglaises.
Vers 1390 roger de Beaufort fait ériger un second donjon.
Le château sera ensuite occupé par les protestants.
Un grand bon dans le passé et nous sommes en 1738 où le château appartient à Louis XV
 
       Le site est formé d’une longue plateforme rocheuse supportant deux belles tours beffrois carrées. La résidence se composait alors d’une salle à tour restaurée vers la fin du XIXè siècle.
Classé maintenant aux monuments historiques
     Bien que l'histoire de sainte Spérie révèle que le repaire où elle naquit appartenait au VIIIe siècle à un seigneur nommé Serenus, ce n'est que deux siècle plus tard que le premier seigneur reconnu apparaît : en 901, Géraud comte d'Aurillac assiége et prend le château de son vassal Arlaldus, seigneur de Saint-Séré (Sanctus Serenus).
     Guillaume VI, comte d'Auvergne, cède la châtellenie de Saint-Séré à Raimon II, vicomte de Turenne, en 1178. La même année, ce dernier confisque la terre de Saint-Séré à Bertrand, Bernard, Giral, Hugues et Rigal, co-seigneurs de la place. Afin d'imposer sa puissance dans le sud de la vicomté, il fait édifier la tour sud.
     Raimon VI, après avoir rendu l'hommage au roi de France -Louis IX- en 1245 pour ses châteaux de Turenne et de Saint-Séré dont dépendait le Seigneur de Saint-Céré qui donna à la ville son blason et sa charte consulaire en 1292. Il doit reconnaître en 1263 le roi d'Angleterre comme suzerain. Bien que désormais vassal de ce dernier, le vicomte de Turenne obtient du roi de France la validation de franchises pour la châtellenie de Saint-Séré vers 1280-1290.
     La bienveillance des deux suzerains épargne Saint-Séré des premiers tumultes de la guerre de Cent Ans, mais lorsque le château échoit à Renaud IV, sire de Pons et ennemi juré des Anglais, les choses changent. Ainsi, de 1384 à 1390, le château est occupé par Ramonet del Sort et Nolinbarbe (ou Nolibarba), routiers à la solde des Anglais.
     Au départ de ces derniers, le vicomte de Turenne, Guillaume Roger de Beaufort, qui ne retrouvera ses pleins droits sur Saint-Séré qu'en 1427, fait construire le second donjon (au nord du site).
     En 1575 durant les guerres de Religion, après un siège avorté l'année précédente, les protestants s'emparent du château qu'ils occupent jusqu'en 1586, date à laquelle ils en seront chassés par le duc de Mayenne. Henri de la Tour, vicomte de Turenne et huguenot forcené, met en état de défense ses places fortes (dont Saint-Céré) en 1602. Aussitôt les troupes royales écrasent la révolte. Son fils Frédéric-Maurice continue la lutte et les troupes royales s'emparent de nouveau du château en 1641.
       Au XVIIIe et XIXe siècle, le château ruiné change de mains à plusieurs reprises (le roi de France en 1738, le duc de Noailles en 1748, Guillaume Vernéjoul -adjoint au maire- en 1806, Lafon du Verdier en 1895, ce dernier faisant bâtir le manoir néo-médiéval sur les bases du logis primitif) pour arriver en 1945 entre les mains de Jean Lurçat (maître-rénovateur de la tapisserie française). Depuis 1988, le château est devenu l'atelier musée de cette artiste.
Sa belle place du Mercadial agrémentée d'une fontaine et entourée de jolies demeures en pierre et à colombages. et la maison des Consuls du XVe siècle, classée monument historique en 1991
La maison consulaire
http://patrimoines.midipyrenees.fr/index.php?id=369&L=0&notice=IA46100678&tx_patrimoinesearch_pi1%5Bstate%5D=detail_simple&tx_patrimoinesearch_pi1%5Bniveau_detail%5D=N3 
     La maison, véritable hôtel particulier du 16e siècle, fut au siècle suivant le siège du consulat qui administrait la ville de Saint-Céré. Avec sa tour d'escalier de la Renaissance. Sa prmière apparition dans les textes date du XVIè siècle. Elle est ensuite mentionnée au 18è siècle
      L'hôtel bâti au 16e siècle est devenu maison consulaire vers 1640. Des modifications, en particulier des fenêtres, sont
intervenues au 18e siècle.
     La maison, véritable hôtel particulier du 16e siècle, fut au siècle suivant le siège du consulat qui administrait la ville de Saint-Céré. Avec sa tour d'escalier de la Renaissance et son logis de style médiéval, elle occupe le fond de la place du Mercadial, sur laquelle se tenaient les marchés. Au deuxième étage, un remarquable décor peint du 16e siècle représente les Vertus, le dénuement de Job assis sur le tas de fumier...
L'hôtel de Puymule, du XVe siècle, inscrit monument historique en 1929 installé sur la place de l’église
https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel_de_Puymule

       l'Hôtel de Puymule,maison du XVème siècle flanquée d'une tour ronde.
       L'hôtel a été construit par une famille de la noblesse locale dans la seconde moitié du xve siècle.
      L'hôtel a le nom d'un consul de Saint-Céré pendant le règne de Louis XIV, Jacques de Puymule. On trouve Jacques de Puymule, premier consul de Saint-Céré, présent aux États de Turenne, en 17221,2. Sa famille possédait un manoir à Puymule situé près de Saint-Michel-Loubéjou. Un petit bâtiment du XVIII° siècle avec une génoise s'appuie sur le côté droit du bâtiment médiéval.
      L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques le 6 avril 19293.
      L'hôtel médiéval se compose d’un corps de logis de deux étages et d’une tour d’escalier circulaire de quatre niveaux.
     La tour est ornée d’une porte ouverte sous un bel arc en accolade. L'escalier à vis est éclairé par des baies aux linteaux en double accolade.
     L'étroite façade du corps de logis comporte trois larges ouvertures. On trouve au rez-de-chaussée un large linteau sculpté d'un
arc en accolade du xixe siècle. Les deux fenêtres situées au-dessus datent de la construction primitive mais elles ont perdu leurs meneaux.
     Chaque niveau du corps de logis comprend à chaque niveau deux pièces contre la façade et une grande pièce tournée vers la cour.
16e siècle représente les Vertus, le dénuement de Job assis sur le tas de fumier...
L'hôtel de Miramon
http://hotelmiramonasaintcere.blogspot.fr 
     Au coin des rues de l'Ollier et Saint-Cyr, l'"ancien hôtel Miramon", avec sa tourelle d'angle se trouve à deux pas de la place du Mercadial à Saint-Céré, au nord du lot (46)
     La maison, véritable hôtel particulier du 16e et 15esiècle, fut au siècle suivant le siège du consulat qui administrait la ville de Saint-Céré. Avec sa tour d'escalier de la Renaissance
     L'hôtel bâti au 16e siècle est devenu maison consulaire vers 1640. Des modifications, en particulier des fenêtres, sont intervenues au 18e siècle.
     La maison, véritable hôtel particulier du 16e siècle, fut au siècle suivant le siège du consulat qui administrait la ville de Saint-Céré. Avec sa tour d'escalier de la Renaissance et son logis de style médiéval, elle occupe le fond de la place du Mercadial, sur laquelle se tenaient les marchés. Au deuxième étage, un remarquable décor peint du
Église Sainte-Spérie,
 https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Sp%C3%A9rie_de_Saint-C%C3%A9r%C3%A9
     Spérie, fille du duc Sérénus, seigneur du castrum de Saint-Céré, s'était vouée à Dieu. Vers 760, Spérie a été condamnée par son frère Clarus et eut la tête tranchée par Elidius, un seigneur voisin, qu'elle refusait d'épouser. Elle prit alors sa tête et alla la laver dans une source claire.
     On construisit pour abriter sa tombe une chapelle pour accueillir les pèlerins venus en foule.
datant du Xe siècle, inscrite monument historique en 1979, a été Partiellement détruite
pendant les guerres de religion, a été refaite : l'intérieur est composé d'une large nef, de retables en marbre du XVIIè siècle, une belle tribune supportée par arceau à la courbe élégante. Des chapelles plus modernes complètent la décoration intérieure.
Église des Récollets,
du XVIIe siècle, inscrite monument historique en 1973
     https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_des_R%C3%A9collets_de_Saint-C%C3%A9r%C3%A9
C'est au xviie siècle, pour lutter contre le protestantisme, qu'on fit appel aux pères récollets, d'un ordre franciscain réformé. Ils arrivent à Saint-Céré en 1621.
      L'église fut d'abord la chapelle du couvent des récollets bâti entre 1639 et 1662, l'église ayant été construite de 1658 à 1662.
     Les pères récollets doivent quitter le couvent en 1793 qui est vendu comme bien national. L'église est rachetée en 1804 pour être la chapelle des pénitents bleus à partir de 1806. Elle devient église paroissiale en 1857. Son imposant clocher est construit quelques années plus tard.
     L'église est à nef unique avec un chœur terminé par un chevet droit. Côté sud, trois chapelles ont été ouvertes pour recevoir des notables de la ville.   
 La façade de style classique comprend un portail encadré de colonnes ioniques portant un entablement et un fronton curviligne surmonté d'un fronton triangulaire. Dans les deux niches latérales ont été placées des statues de saint Paul et de sainte Anne, surmontées de bas-reliefs représentant un franciscain triomphant portant un étendard.
     La nef est couverte d'un plafond à caissons en bois polychrome, œuvre d'un moine du couvent. Le maître-autel est orné d'un retable du xviie siècle. Ce retable est d'une grande richesse iconographique. Il a dû être réalisé par un atelier de renom mais non reconnu à ce jour.
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques le 15 mars 1973
Plusieurs maisons à pans de bois.

     Rue Saint-Cyr se trouve la maison du Général Ambert et Rue Paramelle, derrière le presbytère, un joli groupe de
maisons des XVème et XVIème siècles domine. L'une d'elles fut l'ancien couvent des Mirepoises qui s'établirent à Saint-Céré en 1734.   
Le chateau de Montal
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Montal 
     Le château de Montal, du XIVe siècle, classé monument historique en 1909 Il est situé sur la commune de Saint-Jean-Lespinasse, distante de deux kilomètres.
     Un château appelé « repaire Saint-Pierre », est acquis en 1494 par Robert de Balzac, au moment de son mariage avec Antoinette de Castelnau-Caylus. Robert de Balsac est seigneur d'Entragues, chambellan de Louis XI et sénéchal d'Agenais5. Il a accompagné en 1495 le roi Charles VIII en Italie où il a été nommé gouverneur de Pise6.
     La construction a été décidée par sa fille Jeanne de Balsac d'Entraygues. Entre 1519 et 1534, elle transforma la demeure médiévale préexistante dans le style renaissance. En 1771, le comte Jean-Jacques de Plas de Tanes acquiert le
château et la seigneurie. Son fils Antoine est député de la noblesse aux États généraux, mais doit abandonner son domaine quand commence la Révolution. Le château, proposé sans succès à la vente en janvier 1793, sert d'auberge.
     Il est restitué au comte à son retour, mais n'étant plus meublé ni habitable, est finalement cédé à un cousin de Plas de Curemontele dernier acheteur de ce bien le démonte en 1880 et met en vente les décors sculptés, portes, lucarnes et cheminées... — sauf l'escalier qui était réservé à une vente ultérieure soit 120 000 tonnes de pierres qui sont acheminées jusqu'en gare de Saint-Denis-lès-Martel, pour être vendues à Paris lors de deux ventes aux enchères10. L'enlèvement de l'escalier d'honneur aurait signifié la destruction complète de l'édifice ; il n'en fut rien, ce qui sauva ce chef-d'œuvre de stéréotomie et de l'art de la sculpture Renaissance en Quercy.
     Entre 1908 et 1913, Maurice Fenaille entreprend la restauration du château. Grâce à ses relations et à sa fortune, il retrouve, achète ou fait réaliser des copies des éléments dispersés dans le monde, il fait don du château réhabilité à l'État français avec usufruit pour lui et ses trois filles.
     Le 22 mai 1940 les trois petits princes Belges vont en exil dans le château de Montal. Le prince Baudouin y tombe malade. Après la capitulation de l'armée belge le 28 mai, les enfants royaux partent le 21 juin pour Saint-Sébastien en Espagne
     En mars 1943, La Joconde sera cachée au château de Montal jusqu'à sa réinstallation au Louvre en juin 1945
     Depuis le 1er octobre 2006, le château de Montal est sous la responsabilité du Centre des monuments nationaux. Il est ouvert à la visite.



Si j'avais autant de courage pour faire

ce que nos pères ont fait que j'en ay

pour contenter mes passions je seray

et je m'estimeray grand devant Dieu



la page ci-contre !!!! essai de plume, d'écriture !!!!!!!
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