Manche  (50)
Octanville
de Jean René Peulevé
      Octeville est maintenant une banlieu de Cherbourg et on trouve plus beaucoup de traces de son passé

     Octeville est une ancienne commune française du département de la Manche. La commune fusionne en 2000 avec Cherbourg pour former la nouvelle commune de Cherbourg-Octeville, Voir ci-dessous histoire complête
http://www.octevillesurmer.fr/commune/decouvrir-octeville-sur-mer/un-peu-dhistoire   

Résumé fait à partir du lien de la mairie ci-dessus

     Octeville à l’ère paléolithique et néolithique
      De nombreux outils préhistoriques (silex taillés, haches, pointes de flèches) ont été trouvés en divers endroits communaux. Les hameaux de Saint-Andrieux, du Tôt, du Croquet indiquent que les premiers hommes établis à Octeville vivaient à proximité de la mer. Le site le plus intéressant est celui du Croquet où plus de 2000 objets ont été retrouvés.
     Origines
     Le bourg a été établi légèrement en retrait pour des raisons de sécurité, notamment après les raids vikings du IXe siècle. Aucun document ne peut en retracer la genèse mais il est probable que des Vikings aient accosté au bas des falaises et qu’un capitaine de drakkar se soit établi sur le plateau pour s’y installer. Il en serait devenu le maître du sol et lui aurait laissé son nom. La profusion des noms scandinaves accrédite cette idée.
     Le premier d’entre eux, Octeville, est attesté pour la 1ère fois en 1035 sous la forme « Octevilla« , signifiant le domaine, « villa« , d’Otto, nom d’origine danoise.
     La mise en valeur de ces terres doit être rapprochée de la restauration, en 1035 par le duc de Normandie Robert le Magnifique, de l’abbaye de Montivilliers, fondée au VIIe siècle. Il en confia la direction à sa tante en lui offrant 12 églises, dont cette d’Octeville. Dès lors seule l’abbaye de Montivilliers eut le droit d’y lever la dîme et d’y nommer les desservants. Le texte de la donation du duc Robert est connu. Il mentionne directement l’église d’Octeville en 1035 ce qui signifie qu’elle existait déjà. La date de sa fondation est donc antérieure.
     Ce n’est pas le cas de l’église de Saint-Barthélémy qui fut créée vers 1203 sous le nom de « Sancti Bartolemei de Novavilla« . Le qualitatif de « novavilla » indique qu’il s’agit de terres nouvellement mises en valeur. Une chapelle y fut ainsi élevée avant la construction de l’actuel édifice aux XVe et XVIe siècles. Seule l’église de Saint-Supplix, attestée pour la 1ère fois au XIIe siècle, ne dépendait pas de l’abbaye de Montivilliers mais du prieuré de Graville.
     La 1ère seigneurie était celle d’Octeville, avec l’existence de 2 fiefs principaux le Tôt et Ecqueville. La seconde seigneurie était celle de Saint-Barthélemy. Le centre en était le manoir de la ferme Hérault édifié en 1575. La dernière seigneurie était celle de Saint-Supplix.
Grâce au maintien de ses fonctions scolaires puis à la restauration de ses fonctions religieuses, Octeville étendait son influence au-delà des limite de son territoire. Placées sous sa mouvance, en 1821,les communes voisines comptaient 90 habitants pour Saint-Supplix, 226 pour Saint-Barthélémy contre 1784 pour Octeville. Devaient elles être conservées ? Cette question avait été posée pour la 1ère fois en 1790 par le district de Montivilliers. Trop de petites paroisses avaient été érigées en commune. Ne fallait-il pas les réunir pour qu’elles aient plus de moyens ? Cette idée évolua au fil des ans, et fut reprise en 1820 par la sous-préfecture du Havre qui proposa de réunir Saint-Supplix à Octeville. L’accord a été promulgué en 1823. Saint-Barthélémy fut réunie à Octeville par une ordonnance royale le 8 juin 1825. Le 22 décembre 1898, elle devint Octeville-sur-mer
     1836 – Ecole-mairie Suite à la loi GUIZOT de 1833, toutes les communes devaient posséder une école. Les membres du conseil municipal décidèrent d’en faire édifier une sur l’ancien cimetière entourant l’église, désaffecté suite à une épidémie de choléra. On pouvait accueillir 80 à 100 enfants dans dans l’unique salle de classe du rez-de-chaussée surmontée du logement de l’instituteur et d’une pièce servant de mairie.
    1846 fut édifier un presbytère, rue Asselin de Villequier. C’est dans ce presbytère que sont logés tous les curés d’Octeville encore à ce jour.
    1856 – école des filles
     Les filles apprenaient à être bonnes ménagères chez les religieuses d’Ermemont. Les classes étant très insalubres, il était urgent d’en créer des nouvelles. En 1853, la municipalité acheta la maison de M. Victor Hérault pour créer une école de fille convenable (actuelle Maison Jules Verne).
     Octeville venait de se doter en l’espace de 20 ans, d’une mairie, d’un presbytère et de deux écoles. Le village commençait à rayonner sur les hameaux mais ce n’était pas encore un bourg. Sa trasnformation commençait à s’esquisser depuis le percement de la route départementale reliant Etretat au Havre. Il avait débuté en 1840 et se poursuivit en 1860 dans la traversée du village. Cette nouvelle trame routière obligea la commune à faire édifier le mur de soutènement de la place de l’église. Sept ans plus tard, une seconde voie de communication, la départementale 31, était élargie vers Montivilliers. Octeville devenait un carrefour routier, un lieu de passage, un bourg.
    1859 – Création d’un compagnie de pompiers
    1860 – déplacement du cimetière          
Le manque de place conduisit à faire déplacer le cimetière des Petites Vallées à l’emplacement qu’il occupe depuis le haut de la rue Auguste Huart.
    1940 – Seconde Guerre Mondiale
     L’occupation des forces allemandes dura 4 ans. Par sa situation, Octeville fut considérée comme l’une des pièces maîtresses du dispositif de la défense du Havre. En 1944, la bataille du Havre, l‘Opération Astonia, s’engageait. Le 11 septembre, les premières unités alliées perçaient les lignes allemandes puis libéraient Octeville et le Havre le lendemain. Octeville était libérée mais meurtrie. La commune était sinistrée à 45%. Les actions d’héroïsme de 29 octevillais et l’ampleur des destructions expliquent
qu’Octeville ait reçu la Croix de guerre le 10 juillet 1949.
La Roche qui pend
Le lieu doit son nom à une grosse pierre, en grès armoricain, dont l'équilibre paraît fragile, qui surplombe la vallée de Quincampoix.  Ce rocher qui donne son nom au lieu-dit est épargné par une décision prise par le conseil municipal en 1894

     Une carrière de pierres y est longtemps exploitée. Elle ferme en 1939
     Finalement, en 1963, des quartiers s’installent autour de la pierre et ils n’ont cessé de se développer
Église Saint-Martin Construite au XIIe siècle en cailloux dans le style roman, l'église est offerte en 1160 à, l’abbaye Notre-Dame du Vœu. , par la reine Mathilde, après qu'elle l'ait achetée pour 120 livres angevines avec le patronage, la chapelle Saint Éloi, les prés et les moulins qui en dépendent, auprès de Roger de Magneville.
     Par une charte de Vivien, évêque de Coutances, en 1205, les chanoines du Vœu desservent eux-mêmes l'église[1]Romane, elle a un clocher octogonal en batière (à l'instar de Tamerville et Tollevast). La nef a été réaménagée au xviiie siècle. Un bas-relief représentant la Cène est classé monument historique depuis 19084. L'église est quant à elle inscrit aux Monument Historique depuis 1943    
Mais la cure est pauvre, d'un décime de quinze livres, soit un revenu estimé à cent cinquante à cent soixante livres
     Elle est restaurée par François-Armand Fréret au cours du XIXe siècle[1].
     Un bas-relief représentant la Cène est classé monument historique au titre des objets depuis 1908, et l'autel à retable, en bois peint et doré (début du XIXe s.) est inscrit en 1974. Les trois parties originelles de l'église (clocher, chœur et abside) sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du 17 avril 1943
     Les statues de Saint Martin et de Saint Laurent, réalisées en bois polychrome entre 1810 et 1815, sont classées depuis 1977. Elles sont attribuées à François-Armand Fréret.
http://www.archives-manche.fr/ark:/57115/a011288085768oe7QOI/71ea817bdd  page 68
et
http://www.archives-manche.fr/ark:/57115/a011288085768oe7QOI/84b4d145f5  page 73
Octeville 1751-1780 5Mi1908 vue 68 et 73 de 310.
Le même texte est présent dans les 2 registres de 1758 mais pas pour les autres années avant et après !
Registres des Baptèmes et Mariages qui ont été faits
depuis le premier janvier 1758,
lesquels seront reporter sur le present vû que
les premiers registres ont été gaster et enlever par les anglois
pourquoy sera continué de porter les actes qui suiveront sur
celuy cy, et sera le sieur curé de la ville sur Cherbourg tenu de faire
signer kes dits actes sur le present comme ils étoient sur les
precedents autant qu'il sera possible et cependant en demeure
depositaire pour y avoir recours sauf le depot au greffe
Après son envoi Jean René m'a envoyé ce qui suit :
j'ai trouvé que les anglais on débarqué à l'ouest de Cherbourg une troupe de 15000 soldats et 600 chevaux pour détruire le port de Cherbourg.
Ce raid fait partie d'une série pour soulager le front sur l'Allemagne et obliger la France à garnir ses ports (guerre de 7 ans). Ils sont restés du 8/8/1758 14/8/1758.
Le port de Cherbourg et tout les navires et bateaux y compris de pêche ont été brulés. Les canons embarqués et montrés en procession à Londre.
La troupe a fait des ravages et les anglais ont taxés les bourgeois de Cherbourg ainsi que la manufacture de glace de Tourlaville (est de Cherbourg).

https://books.google.fr/books?id=b4ABAAAAQAAJ&pg=PA135#v=onepage&q&f=false
https://fr.wikipedia.org/wiki/Raid_sur_Cherbourg

Contexte

      Accumulant les défaites en Europe continentale, le gouvernement britannique décide, à partir de 1757, de tirer parti de sa supériorité navale pour lancer une série de descentes sur les côtes françaises, en guise de diversion - obligeant la France à retirer une partie de ses forces d'Allemagne (pour protéger ses côtes), là où les alliés de la Grande-Bretagne, la Prusse, Hanovre et le Brunswick reculaient. À l'automne 1757, une expédition britannique sur Rochefort parvient à capturer l'île d'Aix, mais échoue devant la ville et doit battre en retraite. En 1758, le duc de Brunswick demande à ses alliés britanniques de mettre leur politique en œuvre pour soulager ses troupes qui enchaînaient les défaites. Une importante flotte est armée au sud de l'Angleterre, sous la supervision de l'amiral Anson, le First Lord of the Admiralty. En juin 1758, les Britanniques lancent un raid sur Saint-Malo. Face au succès rencontré lors de cette expédition, un nouveau raid est envisagé et il est prévu que le Prince Edward, le frère cadet de Prince de Galles ferait partie de l'expédition.
Le raid
     Les forces terrestres britanniques sont placées sous les commandement du Lieutenant General Thomas Bligh, alors que le commandement de la flotte est confié au commodore Richard Howe1. La flotte britannique croise le long des côtes de Normandie, menaçant un certain nombre de ports, avant d'arriver en vue de Cherbourg le 7 août. Les conditions météorologiques étant favorables, les Britanniques parviennent à débarquer leurs troupes. Une fois à terre, ils balayent la petite garnison qui était chargée de défendre la ville, lancent un assaut et capturent Cherbourg. Ils entreprennent alors de détruire les fortifications et le port. Le 16 août, les Britanniques quittent Cherbourg et ré-embarquent après être restés une semaine sur place
Conséquences
     La nouvelle du succès de cette expédition remonte le moral de la population en Grande-Bretagne, toujours marquée par la perte de Minorque deux ans plus tôt. Les journaux remarquent qu'il s'agit du premier débarquement — de grande ampleur — à être couronné de succès depuis la guerre de Cent Ans3. Cette politique de descentes navales était défendue par William Pitt et ce succès l'encourage à lancer de nouvelles attaques sur les côtes françaises. En septembre 1758, Bligh essaye de capturer Saint-Malo, mais le gros temps l'empêche de débarquer l'intégralité de ses forces, et ses hommes doivent rapidement se replier face à des Français supérieurs en nombre. Bligh est alors contraint d'ordonner à ses hommes de ré-embarquer, ce que les Britanniques parviennent à faire au prix de lourdes pertes à la bataille de Saint-Cast. Cette défaite marque la fin de la politique de raids et de « descentes navales », les Britanniques préférant désormais engager davantage de forces en Allemagne plutôt que de risquer un nouvel échec
Malgré ce dernier revers, ces raids ont atteint leurs objectifs dans la mesure où ils atteignent le moral de la population française, et montrent que le territoire de la France métropolitaine était lui aussi sous la menace des attaques britanniques. En réponse, la France planifie une invasion de la Grande-Bretagne, destinée à mettre un terme au conflit, mais ces plans doivent être abandonnés après les défaites de Lagos et de la baie de Quiberon.

La guerre de Sept Ans (1756-1763) est un conflit majeur, le premier à pouvoir être qualifié de « guerre mondiale »2,3. Elle mêle de façon conséquente les grandes puissances de l'époque, regroupées dans deux ensembles d'alliances antagonistes, et se déroule simultanément sur plusieurs continents et théâtres d'opérations, notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Inde.
      Elle oppose principalement le royaume de France, l'archiduché d'Autriche, leurs empires coloniaux et leurs alliés, au royaume de Grande-Bretagne, au royaume de Prusse, leurs empires coloniaux et leurs alliés. Cependant, par le jeu des alliances et des opportunismes, de nombreux pays européens et leurs colonies participent à cette guerre, notamment l'Empire russe aux côtés de l'Autriche ainsi que le royaume d'Espagne aux côtés de la France.
     Le conflit s'est traduit par un rééquilibrage important des puissances européennes4. En Amérique du Nord et en Inde, l'Empire britannique sort vainqueur. Il fait presque entièrement disparaître le premier espace colonial français. En Europe, c'est la Prusse qui s'affirme au sein de l'espace germanique par les victoires de Rossbach sur les Français et de Leuthen sur les Autrichiens (1757) : elle y conteste désormais la prééminence de l’Autriche.
     Le début de la guerre est généralement daté du 29 août 1756, jour de l'attaque de la Saxe par Frédéric II de Prusse, qui fait ainsi le choix de devancer l’agression programmée par l’Autriche pour reprendre possession de la Silésie. Cependant, l’affrontement avait débuté plus tôt dans les colonies d’Amérique du Nord.
Britanniques en Amérique du Nord.
     La guerre de Sept Ans débute lorsqu'une force formée de Français et de Premiers Peuples expulsa des colons britanniques de la vallée de l'Ohio, en 1754. Cet affrontement local se transforma vite en guerre mondiale. À partir de 1755, la Grande-Bretagne et la France envoyèrent des milliers de soldats professionnels en Amérique du Nord.
     Un an plus tard, les hostilités s'étendaient jusqu'en Europe et les deux nations se déclaraient officiellement la guerre. En 1759, elle faisait rage en Afrique, en Asie, en Europe, en Amérique du Nord et dans les Caraïbes, et Québec fut assiégée par une flotte et une armée britannique.
     Le conflit s'est éteint quand la France et la Grande-Bretagne signèrent le traité de Paris, en 1763. Il résultait de cette guerre une victoire écrasante de la Grande-Bretagne qui faisait de ce pays la principale puissance coloniale du monde.
     La rivalité entre Français et Britanniques en Amérique du Nord
     La France et la Grande-Bretagne transportèrent leur rivalité jusqu'en Amérique du Nord.
    Au moment même où les Français fondaient Québec et combattaient pour survivre aux guerres post-contact, les Britanniques établissaient de puissantes colonies dans le Sud. Coincés entre deux empires, les territoires compris entre Québec et la baie de Fundy se transformèrent rapidement en théâtres de guerre. Les Français et les Britanniques luttèrent pour obtenir le contrôle des ports et des lieux de pêche. Les établissements portuaires devinrent des centres pour les activités navales, marchandes, de pêche, administratives et commerciales.
     La guerre de Sept Ans a été le premier conflit d'envergure mondiale. Les combats ont commencé en Amérique du Nord et se sont répandus à travers le monde.
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