Orne  61
Banvou
Banvou
Le lieu est attesté sous la forme Banvo en 11993.
« En la marche de Gaule et de Petite Bretagne, il y avait autrefois deux rois qui avaient épousé deux sœurs germaines, l'un s'appelait Ban de Banoïc et l'autre Bohort de Gannes. (incipit du Lancelot en prose, xiiie siècle). »
. René Bansard allait se forger l'intime conviction que le terroir du Passais avait servi de terreau à une matière qu'on appellera la Matière de Bretagne composée sous commande de Plantagenêts. Et il n'eut de cesse, jusqu'à sa mort, de développer ses hypothèses dans ce sens.
Prospectant activement sur le terrain qu'il parcourait pendant près de vingt ans, il en était arrivé à la conclusion que le pays du Passais, (du latin passus = lieu de passage a condensé sur son terroir un grand nombre d'événements symboliques que l'on retrouve à peine travestis dans la Matière dite de Bretagne. Ainsi, il avait croisé, à la façon d'un Schliemann vérifiant sur place les faits rapportés dans l'Iliade et l'Odyssée pour aboutir à la découverte du site hypothétique de l'ancienne Troie, parcourant à nouveau les itinéraires des chevaliers de la Table Ronde partis, par exemple, à l'aventure qui pour secourir la reine Guenièvre enlevée au royaume de Gorre (Gorron) par Méléagant le fils de Baudemagu, qui dans leur Quête du Saint Graal vers le Munt Salvage (Mont sauvage)
     La finale -ou, que l'on rencontre au sud de la Normandie et au-delà, s'explique généralement par le gaulois -avo > -avum, suffixe locatif.
     Le gentilé, Banoïcien, comme c'est fréquemment le cas, repose sur une étymologie erronée, puisque selon les règles de la phonétique historique, Banoicum ne peut pas avoir abouti à Banvou.Selon la légende, Banvou était Bannou et Banoicum vicum « le bourg de Ban »7.

     La paroisse de Banvou, dans l'Orne, était autrefois la plus au nord de l'ancien diocèse du Mans8. Elle se situait sur la marche de quatre anciens diocèses : le Mans, Sées, Bayeux et Avranches. Banvou occupe de fait une position privilégiée dans l'angle de la Varenne et des collines qui forment la ligne de partage des eaux entre le versant de la Manche et celui de l'Atlantique.
     À Banvou se croisaient, à l'emplacement du bourg actuel, trois voies romaines : celle de Jublains à Vieux, celle du Mans à Valognes et celle de Rennes à Lisieux.
      C'est là que vient s'établir au vie siècle, un ermite, saint Ernier, envoyé par saint Innocent, alors évêque du Mans[réf. nécessaire]. Il y fonde un ermitage[Lequel ?] au cœur des solitudes boisées du Passais et ses miracles défraient tôt la chronique. En son honneur se tient une procession aux étranges rites, chaque année vers le 10 aout
On y entend plusieurs récits, celui d'une fontaine qui déclenche des orages lorsque l'on y plonge un reliquaire, d'une aubépine qui fleurit l'hiver et ce autour de saint Ernier, dont la figure semble avoir fourni quelques traits à la confection d'un personnage de la Table Ronde, Léonce de Payerne (pagus Erneaie), régent du Banoïc dans les récits arthuriens.
Cette « gémellisation » des traits d'un personnage héroïque avec ceux d'un saint personnage est connue, elle a été étudiée par un clerc mayennais qui en a fait sa thèse de doctorat ès lettres. L'érudit local René Bansard avait découvert dans cette région que d'autres ermites du Bas-Maine étaient, aux marches de la Normandie, dans le même cas que saint Ernier et que leurs hagiographies recoupaient, sur certains points, les récits légendaires de plusieurs c
 hevaliers de la Table Ronde : saint Bômer (Bohamadus) et Baudemagu, le roi de Gorre, et surtout saint Fraimbault (Sanctus Frambaldus, soit le porteur (baldo de lance (framée)) avec Lancelot du Lac, meilleur chevalier du monde, héros des romans arthuriens, né en la Marche de Gaule et de Petite Bretagne, en la demeure de son père, Ban de Bénoïc.
Ainsi les membres de l'association ont recherché les lieux historiques avec les sites et paysages de la légende du roi Arthur au pays de Lancelot du Lac. « Comme les voies romaines de Banvou qui jouxtaient la petite Bretagne et la Normandie », précise le secrétaire. Celui-ci rappelle la légende du roi Ban qui, après l'incendie de son château, abandonna sa femme et son enfant Lancelot au bord d'un lac (ce qui serait à l'origine du nom Lancelot du Lac).
https://www.dol-celeb.com/heros/lancelot 
la physionomie de la région a peu changé depuis le XIXe siècle.
En Mayenne autour de Lassay avec la légende du château lors de la Guerre de 100 ans, la
   
 légende de Saint Innocent à Saint-Fraimbault et de l'ermite Saint-Constantien à Javron-les-Chapelles.
Dans le Bocage, l'origine et la légende du château font partie du circuit, de l'abbaye bénédictine de Lonlay-l'Abbaye, ainsi que l'histoire de saint Ortaire et sainte Radégonde, la vierge miraculeuse de Lignou de Couterne, le mont Charlemagne et le mont d'Hère à La Sauvagère.
Ils ont mis aussi en évidence la fontaine d'eau bouillonnante de Saint-Mars-d'Egrenne. 
De Philippe Patry
Banvou 1739, des actes de baptême étranges :
AD61-3NUMECPR24-3E2_024_1_1-1739 page 7  
   

Votre frère boit peu d'eau et beaucoup
de vin, il est riche, il est en sa
puissance de boire l'un et l'autre.
Il n'a point besoin d'amis car les
buveurs vont chez lui et lui font
des marques d'amitié,
Le quinzième jour de novembre mil sept cent trente
neuf, par nous curé soussigné a été
baptisé Thomas Morien fils né du mariage
de Thomas et de Madeleine Banneff. Son parrain
a été Jean Bunou Sa marraine Françoise
Leroy.
J. Bunou
La marque Marraine
Claude Labbé
Je crois que vous auriez été aimé de votre
maitre si vous aviez été soigneux ...
Je crois aussi que votre frère n'aurait pas
été chatié de son père s'il avait été obéissant
Car je ne crois pas que votre père eusse
été si injuste que de chatier un
enfant obéissant
Le sixième jour de décembre mil sept
cent trente neuf par nous curé soussigné
a été baptisé Georges Bourdon fils né de
Pierre et de Françoise Leroy Son parrain a
été Georges Dubourg Sa marraine Françoise
Accuray

G Dubourg
Françoise Accuray
Claude Labbé 
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