Orne  61
Bellou en Houlme
Bellou
Envoyé par Jean Pierre Enault et transcrit avec l'aide de M. Meriel
Le gentilé est Bellouin. Houlme est une ancienne contrée de Normandie. Elle correspondait grosso modo à la partie occidentale de l’actuel département de l’Orne.
Église du XVIIIème
Ensemble reconstruit en 1718.
Eléments remarquables : Maître autel, Sculpture monumentale, Choeu 
Comme dans la Normandie une ancieenne roue qui servait à écraser les pommes pour en faire le cidre.
Chateau de foreterie Il existe à Allonnes un étonnant patrimoine historique. Il y a le site gallo-romain de Mars Mullo et aussi le pittoresque château de la Forêterie. Il y avait aussi une chapelle maintenant apparamment transformée en grange
Pour redonner vie à l’édifice, son propriétaire François Avice, petit fils du bâtisseur Gustave Avice, s’est lancé dans un chantier monumental.
L’histoire du château est tumultueuse. Et pour cause, réquisitionné par l’armée allemande, il est incendié dans la nuit du 8 au 9 août 1944.
Un souterrain secret sous la rivière ?
Depuis, il a conservé une part de mystère. Les enfants y avaient même fait un (
dangereux) terrain de jeu. Il a même été dit qu’il existait un souterrain secret sous la rivière Sarthe qui coule en contrebas. On ne l’a jamais trouvé !
Château de Dieufit, (ou château de Beaumont) de 1865, faisant l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 26 juin 20129. Le château date du troisième quart du XIXe siècle1. Jules-Félix Gévelot (1826-1904), industriel parisien, achète la terre vaste de plus de 500 ha en 1862 au maire de Caen, François-Gabriel Bertrand (1797-1875). Entre 1862 et 1864 de gros travaux de valorisation des terres et de construction sont menés, nécessitant une main d'œuvre de 1 600 ouvriers, dans un contexte de crise économique. Très populaire, il est élu député de l'Orne à partir de 1869. Il meurt au Dieufit en 1904
Le château est l'oeuvre d'un architecte flérien, Henri Amiard. Un système de rails Decauville faisait communiquer les divers éléments du complexe2.
le complexe est désormais divisé en deux propriétés.
Le château et la ferme sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 26 juin 2012, en particulier les éléments suivants : façades et toitures du château avec son escalier, l'ancienne salle à manger avec son décor, le jardin d'agrément, façades et toitures de la maison de garde, maison du jardinier, pavillon de garde, hangar à voitures, charronnerie, pressoir, façades et toitures des deux bâtiments écurie et porcherie, grilles de clôture1.
Église Notre-Dame, en pierre, tour conservant des modillons romans, abside armoriée, ensemble reconstruit en 1718, date sur un transept. Elle abrite des bancs, une clôture du chœur, une sculpture (la Transfiguration) et un maitre-autel classés à titre d'objets10.
Pierre Charlemagne
Parti d’un terreau fertile de légendes locales, ce projet a cherché à créer une autre histoire, inventée par les habitants eux-mêmes.
« Il existe, par exemple, une légende sur Briouze et sur Bellou autour de la pierre Charlemagne. C’est une pierre qui se trouve sur le mont Charlemagne. La légende raconte qu’il y a une source sous la pierre et que, si quelqu’un venait à l’enlever, l’eau inonderait toute la vallée. Je fais du lien avec la légende de Briouze qui parle d’une ville engloutie. À partir de ça, en faisant travailler les enfants et les adultes, nous avons inventé une nouvelle légende en s’inspirant de cet imaginaire »,
A Bellou-en-Houlme 1663 page 80/112 (voir la PJ), problème : qui va payer l'enterrement ?





Le vingt et cinq fut inhumé le corps de Françoise ONFREY fille
De deffuct Jean et à ce furent présent Marguerite
EUDIÉ v(eu)ve dudit Jean et Jean ONFREY son fils et Jacquqes
ONFREY son frère lesquels a cause du contredict de
L’église de cette paraoisse s’obligent seul pour tout en
Cas de recherche payer le droit de sépulture aux
Trésoriers de lad paroisse quand e l’obligation de ce que dessus
Leur biens
Présent Daniel ONFREY et Jacques ONFREY

 
Il semble que dans cette paroisse, un partie du sol de l'église ait été fieffé, et que les détenteurs de cette fieffe puissent s'y faire enterrer sans payer autre chose à la paroisse que le coût de la sépulture.
En droit, le contredit est l'ensemble des arguments d'un partie en réponse à ceux de la partie adverse.
Dans cet acte, il faut associer ce contredit à "qu'ils prétendent" et "recherche"
Les Onfrey prétendent avoir un contrat de fieffe sur la paroisse, ce qui doit être contesté par les trésoriers de la paroisse qui administrent les biens de ladite paroisse.
En droit féodal, un contrat de fieffe est est une forme de transfert de propriété dans lequel le bien passe - de manière perpétuelle - à une autre personne en contrepartie d'une rente annuelle; les contrats de fieffe contenant généralement une clause pour laquelle, en cas de non paiement de la rente pendant trois ans, le fieffant peut rentrer en possession de son bien.
Il existe une variante dans laquelle la rente peut être amortie. Un contrat d'amortissement de rente consiste à racheter une rente en un nombre donné d'annuités. D'où l'expression "amortissement de rente".
A la sixième ligne : "l'église de cette paroisse s'obligent ... pour tout en "
Dans cet acte, une partie est entre parenthèses (ce qui n'est pas courant dans les actes). Ce sont donc la mère et les deux fils Onfrey qui s'obligent.
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